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Une nouvelle étude de la ville de Bruxelles qui participe à la Campagne européenne sur le sans-abrisme de rue démontre que près de la moitié des personnes dormant dans les rues est sans domicile depuis au moins deux ans et le même pourcentage a été attaqué ou battu dans la rue.

Ce sont les conclusions d’une Semaine de connexion organisée en septembre par la Campagne 400 Toits. Cette action a galvanisé 240 bénévoles, qui se sont rassemblés pour parler avec les personnes dormant dans les rues de Bruxelles, en vue de collecter des informations sur les expériences des personnes sans abri dans la rue. Les conclusions ont été publiées dans un nouveau rapport intitulé Face-à-face pour un logement.

Malgré les défis présentés par la pandémie du COVID-19, 400 Toits a réalisé 167 interviews et a rencontré 438 personnes de six communes de la région bruxelloise. C’est la troisième fois depuis 2017 qu’ils rassemblent la communauté pour mieux comprendre les besoins des personnes dormant dans la rue et demander des solutions pour éliminer le sans-abrisme.

Cette année, le questionnaire a été adapté afin d’inclure des questions spécifiques sur les expériences de ces personnes dans le cadre de la crise sanitaire publique du COVID-19. Plus de la moitié des réponds a affirmé ne pas avoir eu accès à des hébergements depuis le début du coronavirus à la mi-mars et près d’un tiers a affirmé ne pas avoir pu répondre à ses besoins basiques, comme la possibilité de se laver.

Adrienne Vanvyve, coordinatrice de la Campagne 400 Toits, a affirmé :

« De 2017 à 2020, nous avons constaté une hausse considérable de femmes avec un haut degré de vulnérabilité et nécessitant des logements pérennes avec un accompagnement intensif. En outre, le pourcentage de personnes hospitalisées au moins une fois au cours des six derniers mois a également augmenté de 14,9% en 2018 à 21% en 2020. Face à ces conclusions alarmantes, la Campagne 400 Toits continue de militer pour l’introduction d’une politique structurelle visant à éliminer le sans-abrisme. Cela se reflète dans la résolution adoptée par le Parlement européen le 24 novembre demandant à l’Union européenne et à ses États membres d’éliminer le sans-abrisme d’ici à 2030. »

Patrick Duce, chef du programme sur le sans-abrisme à World Habitat, a affirmé :

« Ce rapport met en exergue la grande vulnérabilité des personnes qui dorment dans la rue et leurs expériences démontrent clairement que malgré l’énorme travail réalisé en réponse à la pandémie de la COVID-19, les mesures ne permettent pas de protéger toutes les personnes sans abri contre le virus.

Les données collectées au cours des trois dernières années démontrent que la crise du logement et du sans-abrisme n’a de cesse de s’aggraver. Il est maintenant temps d’agir et les villes doivent faire preuve de leadership pour non seulement fournir des réponses d’urgence mais également réaliser des changements systémiques qui permettront de développer des solutions pérennes de logement pour éliminer le sans-abrisme de rue. »

Les conclusions complètes sont présentées dans le rapport Face-à-face pour un logement.

Image : Frederic Loward


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